Valorisation

C'est à travers la valorisation qu'un produit, un procédé ou une invention passe de la recherche à son application dans le monde socio-économique.

 

Les trois axes de la valorisation :

1 - Publications et conférences

Les chercheurs publient leurs travaux dans diverses catégories de publications destinées à un public scientifique : revues, comptes-rendus de conférences, ouvrages collectifs ou monographies.

Fait également partie de leur métier la participation à des conférences et colloques, pour lesquels ils font des présentations orales ou produisent des documents appelés posters, présentant une synthèse de leurs travaux devant leurs pairs. La publication de ces travaux fait souvent l'objet d'une sélection très sévère. Certaines conférences de haut niveau n'acceptent par exemple que 15 à 20 % des articles qui leur ont été soumis.

2 - Propriété intellectuelle

Il existe plusieurs manières de protéger une œuvre intellectuelle : le brevet est certes la plus connue, mais nombre de nos chercheurs en informatique choisissent de diffuser leurs programmes en tant que logiciels libres.

Brevets

Un brevet confère à son titulaire (*) des droits exclusifs sur l'exploitation d'une invention, sur une aire géographique définie et une durée limité (20 ans en France).

Frein au pillage intellectuel, le brevet contribue également à la notoriété des laboratoires et des chercheurs, ce qui ensuite facilite la recherche de partenaires.

(*) Une invention appartient non pas au chercheur, mais à son établissement de rattachement (en ce qui nous concerne, l'université de Rennes 1), ou aux établissement dans le cas d'une unité mixte de recherche (université-CNRS, par exemple).

Logiciels libres

Un logiciel libre, s'il est librement utilisable, n'en est pas moins protégé par une licence, qui garantit la paternité de l'oeuvre intellectuelle.

De nombreux chercheurs, notamment dans les milieux universitaires, privilégient ce mode de diffusion, car :

  •  la large diffusion d'un logiciel est aussi valorisante pour ses concepteurs qu'une publication scientifique,
  • il favorise la libre circulation des connaissances.

 

3 - Partenariats de recherche

Les laboratoires ou équipes de recherche s'associent très souvent avec d'autres équipes ou des entreprises.

Partenariats entre laboratoires : permettent de travailler sur des sujets pluri-disciplinaires, les compétences des équipes se complétant. Par exemple, des problèmes pour la physique nécessitent des simulations numériques sur de gros calculateurs. Cela induit des questions de modélisation physique pour les physiciens, et pour les informaticiens des questions d'algorithmique et d'architectures matérielles pour calculer avec ces modèles physiques. Autre exemple, les interactions entre technologie et médecine pour des travaux sur la transformation de la voix et la synthèse vocale, afin de produire des "prothèses vocales" à destination de personnes ayant perdu l'usage de la voix.

La collaboration avec des entreprises, outre les aspects financiers (collecte de fonds pour futurs travaux de recherche, notamment), permettent aux chercheurs de mettre en pratique, en situation réelle et parfois à grande échelle, leurs résultats. Il peut s'agir de recherche fondamentale ou, cas le plus fréquent, de transfert de technologies, de support pour des tests à grande échelle, ou encore de la fourniture de plates-formes. Ces partenariats peuvent faire l'objet d'un contrat ponctuel ou être engagés via des structures comme l'Agence Nationale de la Recherche, ou encore via la création d'instituts ad-hoc regroupant les entreprises et laboratoires concernés.